ETRE SOI, UNE MODE OU UN BESOIN ?

Vous dites-vous que le développement personnel est utile, et même tentant. Mais peut-être vous sentez-vous inquiet de vous lancer dans l’aventure et c’est normal.

Si c’est le cas cet article va vous intéresser. Si j’aborde cette question ici, c’est parce que le sujet mérite bien qu’on s’y attarde. Je vous propose de décrypter le phénomène. Chercher à travailler sur soi est-il juste un phénomène de mode ? Est-ce que cela correspond à un vrai besoin ? Est-ce utile et efficace ? Pour finir, je détaillerai pour vous quelques astuces pour vous faire votre opinion et prendre votre décision.

Le développement personnel fait peur !

J’écris cet article suite à une lecture d’un post Facebook où l’auteur partageait son inquiétude face au développement personnel. En quelques mots, se lancer dans le développement personnel pourrait être une forme de fuite, une façon d’ignorer sa souffrance et de s’éloigner de soi, attisé par des vendeurs de charmes.

Je comprends que ça puisse faire peur :

  • Cela va vous demander un investissement, en temps et en argent ;
  • C’est tout de même un acte qui va vous demander de sortir de votre zone de confort ;
  • Il y a tellement de propositions et de méthodes diverses ;
  • Ce métier est plutôt neuf en France ; tous les annonceurs ne sont pas des coachs formés dans une école reconnue, et n’ont pas fait valider leur pratique. Force m’est de constater qu’il existe même des propositions qui pourraient ressembler davantage à de la « magie » qu’à un vrai travail personnel.
  • La couverture médiatique est dense : presse, réseaux sociaux, blogs, tv. Le développement personnel, être soi, trouver le bonheur sont des sujets récurrents. Certains publicitaires l’ont même inclus depuis longtemps dans leurs encarts ou leurs vidéos !
  • Et je le sais, peut-être vous aussi, quand on souffre, on rêve d’une baguette magique qui nous ferai sentir mieux, là tout de suite !

Il est donc légitime de se sentir inquiet, peut-être même méfiant.

  • Peur de se faire avoir ?
  • Méfiance envers l’accompagnement : ne sera-t-il pas influençant voire manipulateur ?
  • Crainte de céder aux sirènes d’une mode : l’odeur des « il faut » être heureux, « vous devez » être vous-mêmes se fait sentir de plus en plus fort.

Heureusement, le développement personnel, ce n’est pas rejoindre un autre dictat, ni suivre de nouvelles injonctions, mais bien d’être en accord avec soi. Elle est là la vraie liberté !

Je peux vous partager mon exemple ; j’étais une très bonne élève en maths, très moyenne en français, je me suis naturellement orienté vers un métier technique : ingénieur en électronique.

C’était le chemin tout tracé … qui avait juste oublié mon goût pour l‘humain.

Quelques dizaines d’années plus tard, j’étais remplie de frustrations et me sentais bloquée dans mon évolution professionnelle. C’est en travaillant sur moi, en acceptant ma sensibilité au lieu de n’y voir que faiblesse, en me découvrant que j’ai pu ouvrir une nouvelle voie professionnelle : être coach en développement personnel et transition de vie. 😊

(Pour en savoir plus sur moi, c’est sur la page http://annie-pradoux-coach.com/a-propos/)

Quel est l’intérêt de travailler sur soi ?

Le développement personnel, c’est mon créneau. Quelque chose qui m’a aidé profondément, qui m’a permis, de m’accepter, d’être moi et de me réaliser ; C’est un domaine que je continue à travailler et que je partage via mon site, ma page FB et mon activité.

En quoi cela peut-il vous être utile, à vous aussi ?

  • Pour progresser dans un domaine de compétence : communication, prise de parole, leadership, organisation … ;
  • Pour améliorer un comportement: ma capacité à me positionner, ma confiance en moi, mon stress, mes relations personnelles, professionnelles … ;
  • Pour lancer un projet, le construire en m’assurant de sa pérennité ;
  • Pour retrouver de l’équilibre dans ma vie et améliorer ma gestion du temps ;
  • Débloquer une situation, quelque chose de ponctuel mais que nous n’arrivons pas à dépasser (ou bien avec beaucoup de temps et de difficultés). L’accompagnement va faciliter le passage de cap, en vérifiant que c’est le bon cap d’une part, en levant les freins, en activant les forces d’autres part. Des exemples : orientation scolaire, changement de voie professionnelle, choix de vie …
  • Mieux me connaitre: jeunes, nous avons pu suivre un chemin tout tracé. Notre éducation nous a appris principalement à nous conformer. Ce n’est ni bien ni mal à condition de ne pas oublier ce qui nous anime, nos valeurs et nos besoins. Souvent on se retrouve contorsionné à force d’avoir voulu rentrer dans une boite. Quel environnement me convient ? Où est-il ? Est-ce que je dois le créer ? … Voilà les questions auxquelles nous pouvons trouver nos réponses en travaillant sur nous.
  • Mieux s’accepter: pour que les autres nous acceptent, il est important de s’accepter soi-même.
  • Être soi-même, trouver sa voie, vivre sa différence sont les thèmes que je développe sur mon site. Je vous invite à aller y jeter un œil si cela vous interesse.http://annie-pradoux-coach.com/http://annie-pradoux-coach.com/vivre-sa-difference/

    http://annie-pradoux-coach.com/trouver-sa-voie/

     

Ce sont des exemples et le champ ne s’arrête pas là. Cela peut faire l’objet d’un autre article si cela vous intéresse. Dites-moi ! 😊

Au mieux je me connais, au mieux je sais me positionner, prendre des décisions, communiquer, apprécier ce qui m’arrive, faire des choix satisfaisants pour moi et ceux qui me sont chers … Au mieux je sais apprécier les difficultés et y faire face, parce que je connais mes forces, mes faiblesses et sais utiliser ma panoplie de compétences.

Pas d’illusion, ça ne colore pas la vie en rose hein, mais cela l’éclaircit, cela enlève brouillard, fausses croyances. On est mieux armé !

C’est un chemin de vie, c’est vrai. Cela demande du travail, c’est vrai et on grandit, c’est vrai aussi 😉 !

Alors la question n’est peut-être pas de savoir si le développement personnel est bien ou pas, mais plutôt de savoir si vous, aujourd’hui et maintenant, vous en avez besoin, et trouver le/la coach qui vous convient !

La question est plutôt « comment choisir son coach ? »

Là, il s’agit de ne pas se laisser berner par des illusions. Qu’est-ce qui est bon pour moi dans toutes ces propositions d’accompagnement, et bien sûr qu’est ce qui ne l’est pas ? Comment le détecter ?

  • Est-ce que le feeling passe ? En première étape, je dirais observez-vous. Que ressentez-vous ? Est-ce que la relation établie vous convient ? Vous sentez-vous à l’aise ? En compagnie bienveillante ? Sans jugement ? Ou au contraire vous sentez-vous infantilisé ? Déresponsabilisé ? Jugé ?

Si le doute subsiste, n’y allez pas !  Pour qu’un accompagnement fonctionne, que ce soit en coaching ou par d’autres approches, il est impératif que vous vous sentiez bien. Une relation de confiance est le fondement de la réussite. C’est le travail de l’accompagnant de la créer certes, mais cela ne peut se faire sans vous.

  • Accordez-vous de la valeur: votre corps, vos émotions vous donnent des indices sur votre ressenti profond ? Ecoutez-les. Ce sont vos alliés !

Posez-vous la question : si votre meilleur(e) ami(e) était à votre place, que lui diriez-vous ? Vous êtes votre meilleur(e) meilleur(e) ami(e) !!! 😊

  • Quelle est votre intention ? Une autre approche est celle de l’intention ; quelle est votre intention en souhaitant faire un travail personnel, quelle qu’en soit la forme ? Que cherchez-vous ? Vous connaitre ? Développer votre confiance ? Votre estime de vous ? Ou bien combler un manque, affectif, de reconnaissance ? Je sais, cette question est désagréable ; cependant elle est nécessaire pour retrouver votre propre liberté de décision.

Il n’y a là aucun jugement, le chemin n’est pas si simple qu’on soit toujours au clair avec nos recherches. Ça vaut donc la peine de se poser la question. Un exemple : si vous vous retrouvez en train d’acheter 3 paires de chaussures, il y a peu de chance que ça soit parce que vous en avez réellement la nécessité (quoique …). Ça peut être aussi parce que vous avez envie de vous féliciter, ou bien juste de vous faire ce plaisir !

(Heu, en aparté, je n’ai rien contre l’achat de chaussures 😊, c’est juste un exemple 😊)

Mais ça peut aussi être un moyen de réparer une tristesse, de tenter de l’apaiser sans en avoir clairement conscience. Il n’y pas de mal à ça si on a conscience qu’on est triste et qu’on l’accepte. En revanche si c’est pour étouffer notre souffrance, autant savoir que ça ne fonctionne pas ainsi (j’ai testé avec la nourriture, les fringues et mêmes les bijoux, rien à faire, ça ne marche pas). La tristesse ne se fait pas la malle en achetant 22 paires de chaussures, pas plus qu’en mangeant tout un pot de glace. De la même façon, se lancer dans un travail personnel pour éliminer une souffrance comme par magie est illusoire.

  • Informez-vous sur votre sujet. Nombreux sont les ouvrages traitant de ces sujets, des vidéos sont à disposition sur le net. Avant de vous lancer, commencez à regarder par vous-même si ce chemin est bon pour vous, s’il répond à votre recherche.
  • Informez-vous sur la personne qui pourrait vous accompagner. Récolter des avis, prenez le temps de discuter avec elle, faites-vous votre opinion en en consultant plusieurs. Cherchez ce fameux feeling ! le seul indicateur est en vous : votre ressenti, votre bon sens.

 

 

Shine your true colors

Annie Pradoux

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